| | | Dans le Var, les études scientifiques menées depuis 1994 ont montré une diminution des populations d'oursins. Pour essayer de renverser la situation, un projet scientifique visant à déterminer l'adaptation de ces oursins d'élevage en milieu marin avant d'envisager un éventuel repeuplement a vu le jour et près de 250 000 larves d'oursin ont été ensemencées dans la baie de Saint-Mandrier. |
Ce programme doit être développé sur cinq sites du littoral varois, a expliqué le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent. Selon lui, il s'agit de suivre les populations introduites et la gestion des stocks, face à la diminution de la présence d'oursins comestibles observée par les professionnels sur la côte méditerranéenne. "Les larves d'oursin (d'à peine 1 millimètre) sont sensibles à la pollution et ne doivent être soumises à aucun stress" précise le chercheur Stéphane Coupé. "Les larves deviennent des oursins à environ un mois. Elles passent alors d'un régime planctonique à benthique, c'est-à-dire qu'elles tombent sur le fond et broutent directement les micro-algues" selon Sylvain Couvray, ingénieur de l'Institut océanographique Paul-Ricard. Pour les scientifiques, l'expérimentation devrait permettre aussi de suivre l'évolution génétique des espèces.
Quelques dispositions réglementaires adoptées
La populations d'oursins étant toujours en baisse selon les professionnels, des dispositions réglementaires ont été prises par la direction des affaires maritimes, avec une diminution de la période d'ouverture de pêche, applicable aux pêcheurs professionnels et aux plaisanciers afin de réduire les prélèvements. Les "oursinades" ont également été bannies des festivités varoises. |