| La Provence était du Ve au VIe siècle sous domination wisigothe jusqu'à leur défaite à Vouillé en 507 face aux Francs de Clovis. Elle passa ensuite sous la tutelle des Ostrogoths avant de devenir une puissante principauté sous le nom de comté de Provence. Son rattachement au Royaume de France ne date que de 1483 et fut l'oeuvre des habiles manoeuvres de Louis XI. Le nom de Saint-Mandrier provient d'un guerrier wisigoth qui était chargé de la surveillance côtière de l'île (elle ne devint une presqu'île qu'au XVIIe siècle grâce aux courants marins qui ensablèrent la passe des Sablettes). Ce soldat du roi Alaric II vivait en ermite (état qui se traduit en latin par mandreas) et soignait bénévolement ceux qui venaient à lui. Comme le saint dont elle tire son nom, la presqu'île de Saint-Mandrier avait deux vocations : hospitalière et militaire. |  | La vocation hospitalière Ce n'est qu'au XIIème siècle que la presqu'île se développe. Créée dans le but évident d'acquérir la souveraineté commerciale en éliminant la grande puissance maritime que représentaient les Provinces-Unies, la marine française a du développer toute une infrastructure. Saint-Mandrier se voit alors "greffé" de l'hopital Saint-Louis qui resta opérationnel jusqu'en 1936. L'hôpital fut construit dès 1669 par les bagnards de Toulon. Il servait surtout aux équipages des navires en quarantaine et son éloignement de Toulon et des grands foyers de population permettait d'éviter la propagation des épidémies. L'hôpital fut fermé en 1785. Pendant la Révolution, l'hôpital servit surtout à l'accueil des blessés après le départ des Anglais et la prise de Toulon par les armées de Paris. Mais entre-temps, les conditions d'hygiène s'étaient considérablement détériorées. La restauration reconstruisit entièrement l'hôpital et ajouta une chapelle. Cette dernière, construite par 600 bagnards entre 1825 et 1829, est un très bel exemple de l'art religieux provençal du début du XIXème siècle. Ce n'est qu'en 1936 que l'hôpital ferma ses portes, l'hôpital Sainte-Anne de Toulon ayant pris le relais après une campagne d'agrandissement. |  | | En 1950, l'indépendance de la commune sera l'événement le plus important grâce à Louis Clément, son premier maire. Max Juvenal lui succèdera puis Joseph Quilgars, Guy Moine et Gilles Vincent depuis 1995. | |
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